La proposition votée par le Sénat le 11 février frappait de sanctions très lourdes les buralistes contrevenant à cette interdiction : amende de 3.750 euros (7.500 en cas de récidive), un an de prison et résiliation du contrat de gérance. Face au tollé des buralistes, elle avait été rejetée le 13 mai par la commission des Affaires sociales et de la Santé de l'Assemblée nationale.
M. Cherpion a indiqué à l'AFP qu'à la suite de contacts avec les professionnels et le gouvernement, il proposera par amendements d'alléger les sanctions: la vente aux moins de 16 ans ne serait plus un délit mais une simple contravention de seconde classe, passible de 150 euros d'amende. Ces amendements seront examinés en commission mercredi matin.
Selon le député, des discussions sont parallèlement en cours entre les représentants des buralistes et le gouvernement, pour mettre en place des mesures en faveur de la profession. Elles portent sur une réévaluation de la marge bénéficiaire (actuellement 6% nets) du prix de vente et la possibilité pour les débits de tabac de développer des services de proximité ("points Poste", distribution de formulaires administratifs).
La consommation de tabac fait 40.000 à 60.000 morts par an en France, l'âge moyen de début du tabagisme étant de 11 ans et trois mois.